42. Comment se laver en Iran ? (Autoroute / IRAN)

Après Mianeh, il me fallait deux jours de vélo pour rejoindre la prochaine ville Zanjan. Mon plan était donc de camper à proximité d’une aire d’autoroute, avec tous les bons et mauvais côtés que cela comporte :

camping cyclotourisme iran

Camper près d’une station service

Les pours : 

  • Les lieux sont surveillés et donc sûrs
  • Il y a souvent de quoi boire et manger
  • Il y a de l’eau à volonté
  • Il y a du monde, les rencontres sont faciles
cyclotouriste Iran
Les rencontres se font vite

Les contres :

  • Il y a du monde, on est rarement tranquille
  • Moins joli que la nature sauvage
  • Comment se laver ?

J’ai écrit un article plus détaillé sur la question.

Il faut improviser, c’est l’Iran

Il y a rarement des douches dans les stations service. Toutes les techniques sont donc bonnes pour se laver. Ça m’est arrivé de le faire à moitié dans ma tente à moitié en dehors, avec une petite éponge imbibée d’eau froide. Seulement ici c’est l’Iran. Il va donc sans dire que je ne vais pas m’exhiber en maillot de bain sur le tarmac d’une station d’essence avec ma bassine et mon savon. Même si ça pourrait être un moyen assez direct de tester l’hostilité des locaux, on prendra des risques inconscients un autre jour. Il faut donc utiliser les armes en ma possession pour nettoyer et rincer ces 7 heures de transpiration accumulée.

Une “douche” dans des toilettes turques

Ce soir sera ma deuxième fois dans des toilettes turques. Oui, c’est répugnant car le principe de cet espace confiné c’est de soulager sa vessie sur le sol, et de déposer sa grosse commission souvent à côté du trou prévu à cet effet, mais parfois on n’a pas le choix. Heureusement il y a souvent une sorte de jet d’eau (froide évidemment, mais dans cette situation c’est le cadet de mes soucis). Je m’arrange donc pour laver le sol des toilettes tant que je peux, et ensuite y poser délicatement mes pieds nus et me laver. Le plus dur c’est de passer ce cap psychologique, accepter que les pieds sont nus au contact de ce sol. Une fois qu’on l’a fait ça passe sans problème pour la suite. Il faut savoir que les gens normaux ont toujours une paire de tongs qui leur permet de se laver sans avoir à toucher le sol avec les pieds, et qui peuvent s’avérer inestimables dans ce genre de situation. Mais comme j’ai cette fâcheuse tendance à procrastiner – une habitude que j’ai réussi à magnifier jusqu’à l’achat tout bête d’une paire de tongs – je suis pieds nus et j’assume.

Ce ne sera pas la plus agréable douche de ma vie mais je suis propre, c’est bien le principal ! En sortant des toilettes j’ai encore été touché par l’habituelle générosité des iraniens. Le “monsieur pipi”, ayant refusé que je lui donne de l’argent à l’entrée, renouvelle fermement son geste. Je trouve donc une astuce, et par un tour de passe-passe j’arrive à poser un billet sur sa table et je m’éloigne en courant, ce qui a en plus eu le don de faire beaucoup rire ce monsieur. Je suis propre et je me suis fait un copain, que souhaiter de plus !

restaurant Iran
Après la douche, au restaurant de l’aire d’autoroute. Vis ma vis de star

Pour des infos plus détaillées sur la toilette en voyage, c’est par ici :