Les 8 plus grands dangers du voyageur à vélo

Un voyage à vélo, qu’il soit dans la vallée de la Loire ou sur la Carretera Austral de Patagonie, présente des risques. 

Les dangers sont inhérents à la pratique du vélo. Contrairement à la voiture, on est vulnérable et à la merci des éléments (froid, vent, chaleur) et des rencontres (animaux, humains).  

Cette courte liste va vous aider à connaitre ces dangers et à vous y préparer

Vous verrez qu’ils ne sont en fin de compte pas si effrayants ! 

1- Les chiens et les vélos

Tous ceux qui ont pédalé hors des villes ont déjà été la cible d’aboiements ou même d’attaques de chiens. 

Pour d’obscures raisons, le meilleur ami de l’homme est le pire ennemi du cycliste… doit-on en conclure que le cycliste n’est pas un homme ? Vous avez 4 heure !

chien cyclotouriste

Les solutions contre les chiens ?

Des attaques de chiens en meutes, vous en verrez beaucoup plus en Anatolie que sur le Canal du Midi, j’en sais quelque chose. Mais soyez toujours préparé, on se sait jamais !

Des techniques, il y en a beaucoup. Cependant, la plus sure est d’anticiper le danger et d’avoir sur soi un bâton.  C’est un répulsif reconnu par les chiens de toutes contrées de par le monde et qui est bigrement efficace. A la vue du bâton dans vos mains, les chiens se calment immédiatement, même pas besoin de s’en servir, il ne sert que de force de dissuasion. L’arme nucléaire du cycliste !

J’ai rédigé un article détaillé sur le sujet si ça vous intéresse  : https://cyclovoyageur.com/se-debarrasser-des-chiens/

 

2- Les camions, têtes brûlées de la route

Parmi les autres usagers de la route, le camion est de loin votre plus gros péril. Pourquoi ? Pour tout ça :

  • Pour le camionneur, vous n’êtes qu’une mouche sur la route (en particulier en Russie!)
  • Le chauffeur a des chances d’être épuisé par les longues distances. Possibilités de baisse de concentration, voire d’endormissement. 
  • Le camion est large, le chauffeur aura donc du mal à respecter les distances de sécurité en vous dépassant. Il lui arrivera de passer très, mais vraiment très très près !
  • En dépassant un cycliste, l’appel d’air créé par le camion peut être si puissant que le vélo sera déporté d’un mètres sur l’intérieur de la route. il faut l’anticiper.
  • Il est souvent en retard de livraison, et donc pressé.
  • Les chauffeurs prennent un malin plaisir à faire hurler leur corne de brume à quelques mètres du cyclotouriste. Sursauts et écarts de route garantis !
accident camion

Comment se protéger contre les poids lourds ?

La vigilance reste le maitre mot. Et comme il vaut mieux prévenir que guérir, veillez à avoir le matériel adéquat, à savoir des feux avant et arrière puissants et un RÉTROVISEUR. Vraiment ! Il pourra vous sauver la vie, comme il l’a fait pour moi !

Voir cet article sur les objets incontournables du cyclotouriste : https://cyclovoyageur.com/top-10-des-objets-indispensables-du-cyclotouriste/

3- Les piétons, nos amis suicidaires

Ceux-là, je ne pouvais pas écrire cet article sans les évoquer. Le danger numéro 1 du cycliste en ville.

Le piéton, les yeux rivés sur son téléphone s’engagera sur la route à partir du moment où il n’entend aucun bruit de moteur. Bien sur, il ne vous entendra pas, et va se jeter sous vos roues sans comprendre son malheur. Un classique !

piéton danger vélo

Comment éviter les piétons ?

L’anticipation, toujours. Même si ce danger n’est présent qu’en ville, il faut savoir que le vélo du cyclotouriste est chargé, et donc lourd et plus long à stopper. Un freinage d’urgence est donc à éviter.

La meilleure solution est d’avoir des yeux partout et avertir. En plus de la sonnette, il faut pouvoir anticiper le comportement de chaque piéton présent sur le trottoir. Il faut être préparé à tout. Ce conseil est encore plus valable dans les pays d’Orient et d’Asie où la vie et l’activité bouillonnent.

4- Les portières, faucheuses des villes

En zone urbaine il n’y a pas que les piétons qu’il faut observer. Les portières de voitures peuvent être un véritable casse tête à anticiper. Et pourtant, prendre à pleine vitesse une portière ouverte peut non seulement endommager sérieusement le vélo, mais aussi surtout le cycliste ! Et faire un soleil à vélo, c’est joli mais mauvais pour la santé ! 

peugeot Iran

Malheureusement, il n’existe pas véritablement de technique contre ça. Même si l’expérience nous permet de savoir à l’instinct si une voiture garée est occupée et si elle va potentiellement ouvrir sa portière, il n’y a pas de méthode miracle. 

Il n’y a que l’expérience, la prudence et la concentration.

5- Les pierres et nids de poules, merci les pneus

Un obstacle de plus à éviter. Celui-ci, vous le croiserez plutôt hors des villes, mais il n’en est pas moins dangereux. Une pierre au mauvais endroit peut provoquer la chute. Au mieux, vous vous en sortez avec un pneu crevé (à cause du pincement de la chambre à air). 

Et bonne nouvelle, ça marche aussi avec les nids de poule. Alors restez toujours sur le qui-vive. La route est pleine de surprises que vous ne voulez pas découvrir à vos dépends.

cyclotourisme Iran

6- Les feuilles mortes... nous ramassent à la pelle

Fuyez-les comme la peste ! 

Pour peu que le sol soit humide, une feuille morte transforme le sol en patinoire. Essayez le combo feuille morte>sol mouillé>virage… c’est la chute assurée. 

Et en prime, la feuille morte adore masquer d’autres petits pièges de la route (cailloux, trous…).

Si dans le pire des cas, la route est tapissée de feuilles humides, continuez tout droit et priez ! … si vous avez du temps à tuer, descendez de votre vélo et marchez.

7- Le verglas, ou le coup dans le dos

Le verglas, lui est un danger qui ne prévient pas. Le coup dans le dos. La température est au dessus de 0°, on se sent à l’abri, on roule avec confiance sur les flaques d’eau… seulement voilà, ce ne sont pas des flaques d’eau. Ces zones brillantes de la route sont des plaques de verglas. Le premier écart de trajectoire est fatal.  

Quand la température approche les 0°, méfiez-vous toujours des zones brillantes, véritable piège à cycliste.

serbie cyclotourisme

Comment minimiser les risques de chute ?

C’est tout bête, mais la première solution pour éviter la chute, c’est de passer à coté de la plaque de verglas. Mais dans le cas où le verglas est inévitable, veillez bien à passer doucement (attention, ne pas freiner sur la glace !), et à franchir le piège en roulant le plus droit possible. Avec de la maitrise, le risque est limité.

Découvrez comment j’ai escaladé une montagne en poussant mon vélo sur la glace : https://cyclovoyageur.com/un-raccourcit-autrichien/

8- La neige, c'est mieux de loin

Il peut arriver que rouler sur la neige soit inévitable. Si l’idée peut paraître exotique et fun au premier abord, la réalité nous ramène rapidement à la raison. Les chutes sont inévitables, on s’épuise, on s’énerve et on finit par pousser lamentablement son vélo.

Mais personne ne veut en arriver là. Première piste pour éviter la neige, roulez en été ! Je sais, personne n’y avait pensé avant moi. 

neige vélo

Comment rouler sur la neige ?

La neige peut être un piège redoutable qui aimante tout ce qui la touche. La neige, il ne faut jamais la subir, tout le temps la contrôler. En d’autres termes, pédaler en permanence, la défier frontalement avec le plus de vitesse possible. Il faut mouliner au maximum sur les vitesses courtes (petit braquet, gros pignon). Fuir l’enlisement est l’objectif numéro 1.

Voici un article très complet sur le vélo et la neige : https://www.citycle.com/18727-faire-du-velo-sous-la-neige-quelques-conseils/

Comment j’ai roulé sur la neige en Bavière ? C’est par ici : https://cyclovoyageur.com/overdose-de-neige-en-baviere/

Alors ? Toujours peur de partir ?

Vous voyez tout de même bien qu’aucun de ces dangers n’est insurmontable au cyclotouriste aguerri que vous êtes. 

N’oubliez pas, que les risques, vous apprendrez à les limiter avec l’expérience. Alors lancez-vous, jetez-vous dans le vide et vivez vos rêves !