Retour sur un défi : la Green Vélo Szlak route en hiver (1er jour)
Il y a presque 5 ans, je me suis lancé un défi un peu fou : Partir seul sur la Green Vélo Szlak en Pologne sous un hiver très rude et en pleine pandémie. Ce qui signifie quoi ? J’avais froid… très froid ! La neige tapissait ma route en permanence, et les maisons et hôtels étaient fermés la plupart du temps en raison du Covid. J’étais malvenu un peu partout. Défi stupide, me direz-vous ? Peut-être, mais il m’a fait réaliser ce que j’étais venu chercher. Une chose magnifique qui m’avait manquée ! Je vous raconte tout.
Voici le récit tel que je l’ai écrit chaque soir de ma route en février 2021.
Les préparatifs avant le départ sur les routes enneigées
Surprise ! Je remonte en selle pour la deuxième course.
Sauf que cette fois, ça n’est pas pour 8 mois, mais pour 20 petits jours maxi. Un modeste demi-tour de Pologne de 1500 km entre Kielce et Gdansk sur une route cyclable que l’on appelle ici la Green Velo Szlak de Pologne.
Vous allez me dire : “mais c’est pas un peu du masochisme de partir comme ça en plein hiver et en pleine pandémie ?!”
Et moi de vous répondre : “Peut-être bien. Mais c’est aussi du masochisme de s’enfermer chez soi pour faire plaisir à notre président. Je préfère vivre… en fait non… je préfère EXISTER !” (du latin exsistere : sortir de)
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Vous voulez savoir comment affronter la peur de partir, jetez un coup d’œil sur cet article : Comment vaincre la peur de tout plaquer et partir voyager ? (cyclovoyageur.com)
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Comme à mon habitude, je publierai un article quotidien (sous réserve de connexion internet), et je ne vous épargnerai aucun détail de mes joies, de mes souffrances, mes peurs, mes rencontres… Je serai aussi transparent que le lac Baïkal !
Dernière précision : Bien que mon objectif soit de traverser cette fameuse route de bout en bout, je n’exclus pas d’abandonner au beau milieu de la route.
Pourquoi ? Car je me prépare à ce que les conditions soient vraiment hostiles, et que je n’ai pas le meilleur matériel qui soit pour affronter des nuits à -20°. Et n’étant pas forcément suicidaire de nature, si je sens que ça n’est pas jouable, je prends le premier train pour Cracovie.
En fait, c’est ça : J’aborde cette petite aventure comme un test, un défi. Un test de résilience physique et psychologique, un test de survie parfois. Un test qui va peut-être se solder d’un échec honteux, qui sait. Vous serez les premiers à le savoir, rassurez-vous.
Le grand départ, c’est demain !






