Retour sur un défi : la Green Vélo Szlak route en hiver (3e jour)

Premier gros test sur la green vélo road

La première journée d’un voyage à vélo est toujours une mine d’informations précieuses. Elle permet de prendre la température pour la suite et comprendre immédiatement si l’on va abandonner dès le lendemain ou si ça s’annonce bien.

Dans mon cas, j’ai pu vérifier mes conditions physiques (non, je suis parti sans aucune préparation. C’est plus marrant).

Le résultat était : bien, mais pas top. Pourquoi ? Car mes fameuses douleurs de dos de l’hiver européen d’il y a 3 ans sont revenues, car la cuisse gauche commence à tirer et car mon entrejambe me brûle, comme au bon vieux temps.

On cherche la bonne position pour pédaler, celle qui ne sera pas douloureuse, alors on se met en danseuse, mais c’est la cuisse qui demande un temps mort. On se positionne un peu plus en avant sur la selle, mais c’est le coccyx qui se manifeste.

Et d’ailleurs, c’est drôle, c’est le genre de désagréments que l’on oublie quand on rentre de voyage. Mais là c’est bon, ça m’est bien revenu en mémoire ! Merci, au revoir.

Eh bien, grosse neige au début, accompagnée d’une petite déprime bien légitime, puis des routes plus dégagées sur la fin.

La neige fond, et ça c’est la très bonne nouvelle du jour… Enfin, elle fond dans cette région, c’est déjà ça.

En définitive, même si les routes sont plutôt praticables ici, rien ne me garantit qu’elles le seront demain ou dans une semaine.

Au passage, un compagnon qui ne m’avait pas non plus manqué : le chien ! Se faire aboyer dessus, la première fois, c’est mignon… mais la 200e fois, ça devient lourdingue ! Surtout quand ils ne sont pas attachés et qu’ils vous ont catalogué comme proie. Heureusement, la route m’a enseigné quelques techniques plutôt efficaces : 4 techniques pour calmer les chiens agressifs ? – Cyclo Voyageur

Incertitudes et surprises

Donc pour le moment, on avance, on voit ce qu’il se passe et on attend la suite ! Éternelles incertitudes du voyage à vélo, qui en font tout son charme et toute sa fièvre.

Parlant d’incertitude… Vous ne devinerez jamais où j’ai atterri ce soir ! J’avais prévu de camper en forêt. Je m’étais trouvé un coin sur la carte qui m’avait l’air parfait…

Ne jamais faire confiance à une carte.

La forêt était en réalité une butte enneigée que je n’aurais jamais pu escalader avec mon vélo. Le reste de la forêt était trop près de la route donc pas assez discrète pour le feu de camp. (Et franchement, pas de feu : pas de bivouac)

Je décide alors de continuer à rouler, mais la ville s’approche. J’arrive rapidement sur la place centrale, et voyant le soleil qui commence à décliner, je me résigne et demande à un passant d’une vingtaine d’années (ce jeune âge offre la garantie de se faire comprendre en anglais) où je peux trouver un hôtel pas trop onéreux.

Il m’annonce qu’à 2 km de là il y a un hôtel de route à côté d’une station Shell.

J’hésite, je regarde la carte en quête d’une autre forêt pas trop éloignée. Je ne vois que des champs…

Mon choix est fait, je ne camperai pas ce soir.

Je roule les 2 km, et loue une grande chambre avec douche chaude, wifi, pizzeria à proximité… Aaahh ! Quel Luxe !

Je retrouve le plaisir de la station service pour passer la nuit sans souci, cet article en parle sur mon autre blog : Pourquoi camper près d’une station service ? – Cyclo Voyageur

Au moins je serai bien reposé pour affronter la journée de demain, qui s’annonce, elle aussi, assez sportive.