Retour sur un défi : la Green Vélo Szlak route en hiver (4e jour)
Survie dans la forêt polonaise
Pendant que je vois écris ce petit épisode, je suis au coin du feu, entouré de neige et de forêt… Mais je vous en dirai plus à la fin !
Journée très intense qui a commencé en beauté avec une vilaine chute au kilomètre 23.
Parfois, des petits talus de neige fondue viennent se disperser sur la route. Celui-ci ne m’a pas loupé. Ma roue avant a perdu toute adhérence et m’a fait chuter lourdement sur le côté. Résultat : le cou un peu douloureux, mais surtout le genou gauche qui a pris un mauvais coup. En pédalant, la douleur s’estompe, mais dès que le genou se refroidit, la douleur repart.
J’ai un mauvais pressentiment avec ça, mais les prochains jours nous en diront plus.


Après une matinée déprimante avec de la pluie continue (Oui, on est passé au-dessus des 0°… Pas pour très longtemps hélas), je réalise que mes chaussures GoreTex censées être imperméables et respirantes, s’avèrent être ni l’un ni l’autre. J’ai eu les pieds trempés toute la matinée. Et par ce froid, j’avais bien la ferme intention de me réchauffer quelque part pour ma pause déjeuner.



Comment réchauffer mon petit coeur ?
Je passe alors devant une caserne de pompiers volontaires qui acceptent de me laisser m’abreuver dans une de leurs salles.
L’un d’eux, ayant l’air d’apprécier ma présence, me tiens compagnie et discute avec moi puis m’offre un café plus que bienvenu. L’un de ses collègues étant aussi militaire, m’offre deux rations de survie de l’armée polonaise. Il ne peut plus rien m’arriver.


Cet épisode du déjeuner a été pour moi une révélation. Le bonheur si intense que j’ai ressenti ensuite sur la route m’a fait comprendre pourquoi je suis reparti. Et j’ai compris à quel point ces petites rencontres bienveillantes de la route m’avaient manquées.
Le corps et le cœur réchauffés, j’étais prêt à affronter le reste de la route avec un sacré second souffle !
Plus rien ne pouvait m’arrêter… Et comme le positif attire le positif, une belle brise favorable m’a accompagnée tout le reste de la route ! Autant vous dire que j’en ai profité, j’ai pu faire plus de 110 km. Je suis en avance sur mon planning finalement.
Mon but était alors de trouver le lieu parfait pour bivouaquer.
Je l’ai trouvé : il y a du bois pour le feu, de la neige pour l’eau, suffisamment proche d’un village pour avoir du réseau et pas d’animaux sauvages, suffisamment protège du vent… Tout y est.
Dans le même thème, j’ai écrit un article sur les moyens de survivre au camping hivernal sur mon autre blog : Les 6 techniques pour survivre au camping hivernal – Cyclo Voyageur




Même si le bois humide ne m’a pas rendu la tâche facile, le feu m’a permis de faire fondre de la neige pour prendre une “douche” chaude, tout nu sur la neige (oui oui !). Ce feu salvateur m’a fait manger chaud, m’a réchauffé toute la soirée, fait sécher mes vêtements et éclairé ! Multifonctions !
Au passage, si vous voulez savoir comment vous laver en toutes circonstances et en toute saison au cours d’un voyage à vélo, c’est par ici : Les secrets du cyclovoyageur pour se laver tous les jours pendant 8 mois ?





Maintenant j’ai peur d’aller affronter le froid de la tente et du sac de couchage !




